Micro-entreprise : Les points clés

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La micro-entreprise est une entreprise individuelle dont le régime fiscal et social est simplifié afin de faciliter les démarches des nouveaux entrepreneurs.

Ce statut juridique ne dispose pas de personnalité morale bien que l’indépendant soit immatriculé. La responsabilité du dirigeant est engagée, c’est-à-dire que l’entreprise est confondue avec son patrimoine personnel. En cas de déficit ou de défaut de paiement, les pouvoirs publics sont à même de prélever directement sur les économies et biens personnels de l’individu. A contrario, la création de son statut ne nécessite pas de capital social.

Son fonctionnement

Le versement des cotisations sociales est calculé en proportion du chiffre d’affaire réalisé par l’entrepreneur.  On parle ainsi d’un régime simplifié de déclaration qui permet de ne payer aucune cotisation si le chiffre d’affaires n’est pas au rendez-vous.

Cependant, en cas de dépassement des seuils sur deux années consécutives, l’auto-entrepreneur sort du régime de la micro-entreprise. Les plafonds de chiffre d’affaires ont été revus à la hausse en 2018 :

  • 170 000 € pour les activités commerciales d’achat/vente, de restauration et de fourniture d’hébergement (hôtels, chambres d’hôtes, gîtes ruraux, meublés de tourisme) ;
  • 70 000 € pour les prestations de service et les professions libérales relevant des BNC ou des BIC.

La gestion en micro-entreprise

L’auto-entrepreneur doit s’acquitter de trois types de déclaration administratives :

  • Déclaration mensuelle ou trimestrielle des recettes encaissées.
  • Déclaration de l’impôt sur le revenu.
  • Déclaration des cotisations sociales.

Et répondre à des obligations comptables :

  • Constituer un livre des recettes
  • Renseigner le registre des achats (pour les activités commerciales ou d’hébergement)
  • Créer un compte bancaire dédié à l’activité professionnelle
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Ses avantages

Le régime de la micro-entreprise est simplifié tant sur le plan administratif que sur le plan comptable. Aussi, se lancer dans l’aventure du freelancing ne devient pas le parcours du combattant. D’autre part, l’entrepreneur peut cumuler une activité indépendante avec une activité salariée afin de se lancer progressivement dans une nouvelle activité.

D’un point de vue financier, le montant des cotisations sociales est avantageux car basé uniquement sur le chiffre d’affaires encaissé au cours du mois ou du trimestre de référence.

Ses inconvénients

Le montant du chiffre d’affaires annuel est plafonné quel que soit l’activité du freelance. Il faut donc être certain des montants qui pourront être générés au cours de l’année.

En tant qu’indépendant, les frais et les dépenses professionnelles sont inévitables. Malheureusement, le régime de la micro-entreprise ne prévoit pas la déduction d’impôts au regard des dépenses engagées. L’entrepreneur ne pas non plus récupérer la TVA.

D’autre part, en cas de cessation de l’activité l’entrepreneur ne peut avoir recours aux indemnités chômage. S’il s’agit de tester une nouvelle activité, cela laisse peut de moyens pour se retourner en cas de difficultés.

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