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Freelance, voici comment en finir avec le syndrome de l’imposteur

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Très répandu, le sentiment de ne pas mériter sa place, de ne devoir ses réussites qu’à la chance, porte un nom : le syndrome de l’imposteur. Marie-Joseph Chalvin nous livre ses conseils pour booster sa confiance en soi.

Inventé en 1978 par les psychologues cliniciennes Pauline Rose Clance et Suzanne A. Imes, le « syndrome de l’imposteur » décrit une personne en proie à un véritable complexe d’infériorité. « Dans le langage courant, un imposteur est quelqu’un qui arrive aux honneurs en manipulant son entourage », explique Marie-Joseph Chalvin, auteure de L’estime de soi (éd. Eyrolles). « Une personne atteinte du syndrome de l’imposteur, en revanche, a tendance à douter de ses compétences et à se dévaloriser – elle ne nuit donc qu’à elle-même. »

 

« En France, on dévalorise la réussite »

Marie-Joseph Chalvin nous invite cependant à différencier les simples habitudes sociales du véritable complexe. « En France, on dévalorise la réussite. Par conséquent, il est assez courant de ne pas trop montrer son succès afin de mieux se faire accepter ». Mais lorsque ces drivers sont acquis depuis l’enfance, et entraînent une discordance entre l’image de soi et la réalité, alors on peut parler de véritable syndrome de l’imposteur. Mais comment s’en débarrasser ?

 

Bien se connaître

« On a tous des incapacités spécifiques d’apprentissage et il faut l’accepter, parce qu’on ne peut pas être parfait partout. Mais il faut aussi connaître ses qualités », souligne l’auteure. Pour cela, on peut recourir à des tests de personnalité, ou encore demander à ses proches de lister nos atouts. Un vrai plus pour les travailleurs indépendants, qui peuvent ainsi valoriser leur expertise mais aussi savoir quand refuser une mission qui sort du cadre de leurs compétences.

 

Se gratifier pour ce qui est bien

« Tout le monde expérimente ces petites voix intérieures, qui nous disent qu’on est nul ou qu’on n’y arrivera pas. Mais il faut savoir les chasser et se féliciter pour nos réussites. Car l’estime de soi n’est pas un acquis, elle est fluctuante, en fonction de nos échecs et de nos succès. » Il faut donc accepter qui on est, et oser mettre en avant ses points forts. Cela permet de renvoyer une image positive de la personne que l’on est, et ainsi de rassurer ses clients – comme nous-mêmes – sur nos capacités.

 

Accepter la critique

La critique doit être envisagée comme une opportunité d’aller de l’avant. « Evidemment, il faut distinguer les critiques négatives et positives. Ce sont ces dernières qu’il faut utiliser », souligne Marie-Joseph Chalvin. « S’ensuit un vrai travail sur soi pour apprendre à surmonter ses faiblesses. » Cela peut passer par des formations : une bonne façon d’ajouter une corde à son arc lorsqu’on vend ses services à un client. Mais s’il faut tenir compte du regard des autres, il ne faut pas en avoir peur. « Les personnes qui se sentent inférieures ont tendance à trop se comparer aux autres. Mieux vaut accepter que certains réussissent mieux tout comme d’autres réussissent moins bien. »

Et vous ? Pensez-vous être atteint du syndrome de l’imposteur ?

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