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Charges : ce qu’il faut savoir quand on se lance dans une activité de freelance

Charges : ce qu’il faut savoir quand on se lance dans une activité de freelance

Article mis à jour le 12/05/2021

Le freelance doit apprendre à calculer le montant de ses prestations en fonction de ses charges. Voici quelques conseils pour ne pas avoir de mauvaises surprises. 

La liberté a un coût. Les freelances expérimentés ne le savent que trop bien. A la différence d’un salarié, eux créent leur propre emploi. Ce qui les oblige à accomplir un grand nombre de tâches administratives : cotisations sociales, retraites, médecine professionnelle, assurances. Sans parler de toutes les démarches imposées par le statut. Résultat, entre la facturation et le bénéfice net, la différence varie du simple au double. Et encore !

Raison de plus pour le Blog du freelance de revenir sur la méthode de calcul d’une prestation et sur le paiement des charges.

Les charges quand vous êtes freelance EI ou gérant d’une EURL/SARL

Il ne suffit pas d’envoyer un chèque. Ce serait trop beau. En tant que travailleur non salarié, le freelance déclare ses revenus annuellement sur le site de impots.gouv.fr. Ces montants correspondent aux bénéfices quand le freelance est sous le statut de l’Entreprise Individuelle (EI). On parle en revanche de salaire si vous êtes à la tête d’une EURL.

Les charges sociales d’une EURL sont déterminées selon le statut du gérant. Deux possibilités existent : le gérant salarié et le gérant non-salarié. Dans le cadre d’une EURL, la rémunération du dirigeant est calculée à partir de la base des bénéfices de cette dernière. Les charges sociales d’un gérant non salarié sont appelées les charges sociales patronales, tandis que dans le cas d’un gérant salarié, on parlera plutôt de charges sociales salariales.

Le gérant d’une EURL se versant un salaire est tenu de payer des charges sociales à hauteur de 73% de la rémunération nette qu’il perçoit, et ce, que l’on parle de charges salariales ou patronales. Si ce dernier a fait le choix de ne pas se verser de rémunération, il ne sera soumis à aucune charge sociale pour son EURL. Cependant, il existe d’autres charges dans le cadre d’une EURL, ce sont les charges fiscales et les charges d’exploitation.

Le calcul des charges sociales dans le cadre d’une EURL ou SARL dépend de beaucoup de facteurs. Cependant l’assiette de cotisations sociales dépend du régime que le gérant de l’entreprise aura choisi au préalable, c’est-à-dire soit l’impôt sur le revenu, soit l’impôt sur les sociétés (IR ou IS). À ce sujet, l’accompagnement d’un expert-comptable pour freelances vous sera utile pour faire les meilleurs choix, notamment sur votre stratégie d’optimisation fiscale.

En choisissant l’impôt sur le revenu, le calcul des charges sociales se fait à partir de l’ensemble des bénéfices réalisés par l’entreprise. Dans le cas de l’IS, l’assiette de cotisations sociales est en fait le revenu du gérant. Quoi qu’il arrive le dirigeant d’une société ne peut se verser la totalité des bénéfices réalisés en temps que revenu.

Une base forfaitaire est prévue au cas où le gérant oublierait le montant de ses revenus la première année d’exploitation de l’entreprise pour calculer le montant des charges sociales.
Ce montant est de 7134€ pour la première année d’activité, à proportionner si l’entreprise a été créée en plein milieu de l’année. L’année suivante, le montant est de 10138€.

La troisième année, l’entreprise rentre dans ce que l’on appelle un “régime de croisière”, dans lequel les charges sociales sont calculées en fonction de ses bénéfices uniquement, indépendamment des seuils ou d’autres réglementations. Dans le cas où l’entreprise ne réaliserait pas de bénéfices, le gérant de cotise pas mais n’aura donc pas droit aux congés payés ou aux indemnités de chômage.

Le gérant non associé, lui, est affilié au régime classique de la sécurité sociale, comme un salarié lambda, ayant ainsi droit à toutes les prestations sociales que peut offrir le régime de l’EURL.

Les charges quand vous êtes autoentrepreneur

Le régime est autrement plus simple. Cette fois-ci, pas besoin de provisionner. Il suffit d’envoyer un chèque correspondant au CA mensuel ou trimestriel annoncé à l’URSSAF. Avec le régime de la micro entreprise, le taux de cotisation varie entre 12,8% et 22%, selon l’activité choisie.

Fait important à retenir : le travailleur autoentrepreneur ne valide ses 4 trimestres de retraites en profession libérale que s’il déclare un chiffre d’affaires annuel de 6 150 € minimum. En-dessous, l’Etat considère que le freelance n’a pas assez travaillé.

Conséquences sur la profession de freelance

En ajoutant les frais de matériels, de logiciels, le loyer du local, le mobilier, l’électricité, internet, les transports, le bénéfice réel se résume alors souvent à une peau de chagrin. En clair, ne vous dites pas : 2 000 € de facture = 2 000 € en salaire net.

Surtout que le freelance reste un entrepreneur. Ce qu’il gagne, il le réinvestit ou le met de côté pour l’avenir. De l’avis d’un grand nombre de freelances, il faut conserver à la fin de l’année 20% de bénéfices. C’est en tout cas un objectif vers lequel il faut tendre.

Et si on vous dit que vous êtes trop cher, rappelez tout le travail effectué et, surtout, fiez-vous au contrat passé. Sinon, vous risquez d’avoir affaire à un mauvais payeur .

Si pour vous tout ceci vous semble trop compliqué, vous pouvez toujours avoir recours au portage salarial. Ce nouveau mode de travail vous permet de vous délester de toute cette partie administrative pour vous permettre de vous concentrer uniquement sur vos missions.

A propos de l'auteur

Anthony Berges

17 ans de marketing dans le secteur des services et des prestations intellectuelles. Passionné par la transformation sociétale en cours qui impacte la relation entre les talents et les entreprises. Demain, tous freelances?

1 commentaire

  1. Arno

    Une chose est claire, on ne devient pas freelance pour faire fortune 😉
    Disons simplement que la liberté à un prix.

    Réponse

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