Au démarrage, beaucoup de freelances sont amenés à travailler pour des connaissances, des membres de la famille ou des amis. Quelques conseils pour éviter la confusion des genres.

Être ami le week-end et prestataire le reste de la semaine, malgré toute la bonne volonté du monde ce n’est jamais simple. Surtout quand on est freelance. Si les choses se passent mal, vous pouvez perdre un client et un ami. Difficile à assumer. Mais comment l’éviter ? Comme n’importe quel startupper, un freelance s’appuie sur son réseau naturel pour démarrer. Voici quelques conseils si vous voulez que la relation garde sa fraîcheur d’antan.

Faites confiance, mais anticipez les litiges

Un ami de 30 ans. Certes, l’amitié fusionnelle est belle à regarder. Mais la vie professionnelle vous oblige à prendre certaines précautions. Déjà, en ce qui concerne le contrat. Réglez la question le plus rapidement possible lors de la phase de négociation. Si un contrat n’a pas pu être rédigé, écrivez au moins un mail qui résume la nature de la prestation, le délai de livraison et le prix. À partir du moment où il confirme par mail, le freelance dispose d’un outil.

Imaginez aussi tous les cas de figure : retard de paiement, retard dans la prestation, oubli de remboursement sur certains frais… Comment faire : le harceler tout de suite ou repousser à plus tard afin de ne pas « heurter une amitié de 30 ans » ? Si les petits rappels anodins ne font pas effet, mettez en place une procédure de rappel progressive : rappel oral formel, écrit par mail, relance, relance avec recommandé, etc.

Ne mettez jamais votre amitié dans la balance

Restez professionnel à tout prix. Même sans en être totalement conscient, un ami peut avoir tendance à instrumentaliser votre relation pour obtenir des compensations, financières ou en nature : une avance sur une prestation ou un délai plus long pour le règlement.

Cela arrive plus souvent que vous ne le croyez. Dans ce cas, essayez d’être cordial tout en restant ferme. Demandez-vous toujours : « comment agirais-je s’il n’était pas un ami d’enfance ? » L’amitié et la raison professionnelle n’utilisent pas le même logiciel.

Gardez de la distance dans vos échanges

Attention, personne ne vous demande d’être une autre personne, mais « business is business » selon l’expression consacrée. À trop vouloir être copain, on en oublie parfois les intérêts de chacun. Et puis cette proximité est souvent contre-productive lors de réunions de travail.

Les « private-jockes » peuvent créer de la jalousie parmi les participants. Pire, cela peut embarrasser votre ami et client qui se sent ensuite obligé de prendre de la distance. Ce n’est jamais bon pour votre image. Le « pistonné » n’a jamais eu bonne presse.

Prenez la température sur le niveau de langage : est-ce que l’on se tutoie ? Comment est distribuée la parole ? En respectant les codes internes, vous faites preuve d’un grand professionnalisme, tout du moins aux yeux de votre ami.

Évitez l’ironie et les blagues dans les mails

Si le double sens et l’ironie sont deux de vos spécialités, nous vous conseillons de ne pas en faire étalage dans vos écrits. Le second degré ne s’exprime pas de la même façon à l’écrit. Il faut avoir une certaine « patte ». Sinon c’est l’incompréhension assurée. Ce qui est dommage dans une relation de travail.

Concrètement, évitez le plus possible l’humour dans le mail. Cela fera des économies en smiley et autres onomatopées. À noter que les mails peuvent être transférés. Ce serait bête d’avoir à se justifier devant une personne qui n’était pas concernée au départ. Pour éviter toute confusion, nous vous conseillons encore d’utiliser les adresses personnelles pour transmettre du contenu personnel. C’est plus simple pour tout le monde.

 

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