Les freelances débutants se sentent parfois obligés de travailler gratuitement. N’en faites rien. Cela n’apporte rien de bon.

Qu’il est dur de démarrer son activité : pas de référence, pas de savoir-faire commercial, et encore moins de confiance en vous. Certains n’hésitent plus d’ailleurs à travailler gratuitement. Une démarche désespérée que les freelances n’ont pas intérêt à imiter. Voici pourquoi :

Cela ne fait pas vivre

Au départ, vous vous dites : « je vais travailler gratuitement. De cette façon, on va voir ma valeur et faire appel à moi à l’avenir ». C’est une logique qui a du sens. Mais, en réalité, le pari est trop risqué. Déjà, parce que vous ne pouvez pas savoir si ce « client » va faire appel de nouveau à vous ou non. Eh oui ! Il est libre de vous utiliser et de passer à autre chose. Et puis, qui vous dit qu’il vous paiera la prochaine fois (ah c’est dommage, je n’ai toujours pas de budget…).

Enfin, travailler gratuitement ne nourrit, ni le freelance (vous), ni le propriétaire (vous êtes locataire, non ?), ni l’état (il ne vous oublie jamais). En clair, vous pouvez être certain de mettre la clé sous la porte très vite, si vous continuez à garder ces mauvaises habitudes. A minima, demandez toujours une compensation en nature : déjeuner et dîner offerts, réductions, places gratuites, etc.

Cela ne donne pas une bonne image de vous

L’argent n’est pas neutre. C’est le cas en tout cas dans le monde des freelances. Il est le reflet de votre standing. Donnez un prix trop bas et vous êtes perçu comme un junior ; donnez un montant élevé et vous entrez dans la cour des grands experts. L’exigence n’est d’ailleurs pas la même.

Alors, imaginez les personnes qui travaillent gratuitement. Selon Seth Godin, expert reconnu dans le monde du marketing, les personnes qui ne se font pas payer « ne croient pas assez en ce qu’elles font pour se faire payer pour leur travail ». Comment voulez-vous ensuite qu’elles soient respectées par leurs prospects ?!

Cela ne donne pas envie de se dépasser

Pourquoi se donner à 100%, si l’on ne gagne rien au bout ? Dans le meilleur des cas, on « fait le job ». On reste consciencieux, mais on ne donne rien en plus. Pire, on en fait le moins possible. Regardez du temps de l’Union Soviétique : propriétaires de rien, les travailleurs se fichaient de l’avenir du bien commun. Et bien, c’est pareil pour le freelance. Sans honoraires, il se moque du résultat de son travail.

Un freelance efficace est un freelance qui connaît la récompense au bout du chemin. C’est humain.

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