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Jeunes entreprises : le financement à portée de main

Jeunes entreprises : le financement à portée de main

Toute entreprise est, dès sa création, d’emblée confrontée à la nécessité de dépenser pour fonctionner, et de financer un écart inéluctable entre des sorties et des entrées d’argent.

Heureusement, une multitude de possibilités s’offrent à l’entrepreneur, qui a un point commun avec tous ceux qui peuvent le financer : le désir de participer au développement d’un projet, voire de l’économie.

Ressources personnelles, emprunts… Quels sont, concrètement, vos diverses options de financement ? Si le financement intervient à plusieurs étapes du développement de l’entreprise, nous allons nous focaliser sur le financement de départ. Entre les avantages et les inconvénients de chaque option, vous n’aurez plus qu’à choisir.

Cet article est inspiré du Guide Ultime pour devenir entrepreneur et réussir.  

1- Le bootstrapping


En anglais, le bootstrap c’est littéralement la petite languette située à l’arrière d’une bottine, qui aide à l’enfiler : au sens figuré c’est donc avant tout une amorce.

Dans le jargon entrepreneurial, bootstrapper c’est autofinancer son entreprise, c’est-à-dire employer ses moyens propres pour amorcer son entreprise, lui donner les fonds nécessaires pour qu’elle puisse prendre son envol, et financer son développement seulement à partir des revenus qu’elle engendre.

Dans les cas d’une entreprise qui vend des services, cela commence souvent par la création d’un site web, premier investissement indispensable et réalisable avec un financement plus ou moins modeste.

Les avantages

Ne pas être redevable à des investisseurs vous permet un contrôle complet sur votre entreprise, et vous offre une liberté financière.

Les inconvénients

Vous devez mettre en place une stratégie serrée (dépenses limitées, investir au bon moment…)

Nos tips

Tip n°1 : Pour fonctionner sans dépenser, on peut commencer à envoyer du trafic sur sa page web avant de vendre son produit, et utiliser certains indices pour déterminer l’intérêt qu’il suscite. D’autre part, un certain nombre d’outils gratuits permet d’effectuer des tâches basiques mais indispensables (campagnes e-mail, comptabilité, trésorerie, design…).

Tip n°2 : Pour éviter d’emprunter davantage d’argent pour financer vos besoins matériels (notamment informatiques), vous pouvez vous tourner vers le crédit-bail mobilier. Vous payez un loyer pour votre matériel – garantie et maintenance incluses- et vous optez, à l’avance, pour acheter ou non celui-ci à la fin du bail.

Tip n°3 : Pour donner un coup de pouce à vos fonds de départ, n’hésitez pas à rechercher des subventions, accessibles à des niveaux régionaux ou nationaux, ou même à demander des aides à la création auprès de Pôle Emploi.

Les emprunts

Emprunt bancaire

Il existe plusieurs sortes de financement de l’entreprise par la banque :

  • Le financement à moyen et long terme : requis pour réaliser la plupart des investissements nécessaires au démarrage de l’activité (notamment mobiliers et immobiliers), son remboursement -avec intérêts, évidemment- peut aller jusqu’à 15 ans.
  • Le financement court terme : facilité de caisse, autorisation de découvert (crédits de trésorerie), escompte, cession dailly, affacturage (mobilisation de créances)… Il s’agit davantage de financements de développement, qui assurent un bon équilibre de votre trésorerie.
  • Enfin, il est possible de réunir bootstrapping et emprunt bancaire, si ce dernier est un « emprunt aidé » qui vous est accordé personnellement pour venir garnir vos fonds propres.

En France, il existe également les prêts d’honneur qui complètent le montant d’un prêt classique. Ils ont le double (et grand) avantage d’être à taux zéro et d’avoir un effet de levier important dans l’accord du prêt bancaire.

Les avantages

  • Les chiffres peuvent être plus intéressants qu’ailleurs, d’autant plus que le prêt bancaire vient souvent en complément d’un premier apport.
  • Faire appel à une banque est un bon moyen de tester la validité de votre projet.

Les inconvénients

  • La recherche de prêt bancaire présente un risque de refus, les banques étant de plus en plus prudentes. L’apport personnel reste indispensable, ainsi que la présentation de garanties.

Nos tips

Tip n°1 : Soignez votre business plan, tant du point de vue de sa cohérence que de sa crédibilité. Préparez un dossier « béton » qui chiffre en détail, sans les sous-estimer, les besoins de financement. Et préparez votre pitch !

Tip n°2 : Négociez le coût de votre emprunt.

Emprunt solidaire

Organismes de microcrédit : Le microcrédit professionnel s’adresse seulement aux entrepreneurs qui n’ont pas pu obtenir de prêt bancaire classique ; mais par ailleurs tous les types de projets sont susceptibles d’être reçus. En France, l’entreprise doit avoir moins de 5 ans et le crédit ne pas dépasser 10 000€. L’emprunt se fait auprès d’un organisme habilité (comme l’ADIE), de réseaux bancaires agrées, voire de particuliers.

Finances éthiques : ces organismes s’intéressent aux laissés-pour-compte du système bancaire, et aux projets à fort potentiel humain -comme la NEF, coopérative financière dédiée aux projets éthiques et utiles socialement, écologiquement ou culturellement-.

3- Le crowdfunding

Encore un anglicisme mais auquel nous sommes peut-être un peu plus habitués grâce aux plateformes comme KissKissBankBank, Ulule, Kickstarter… le crowdfunding désigne le financement participatif.

Les plateformes de financement participatif proposent différents types de financement : dons, prêts, levée de fonds. En cas de prêt, on parle alors de crowdlending.

Les avantages

  • Nul besoin de faire partie d’un réseau spécifique, ou d’en intégrer un, que ce soit pour recevoir ou pour donner de l’argent.
  • L’accumulation de petites sommes peut aboutir à un capital intéressant.
  • Vos « sponsors » ne s’attendent pas forcément à revoir leur argent (même si des contreparties leur sont souvent proposées).

Les inconvénients

  • Le crowdfunding nécessite une grosse campagne marketing, coûteuse en temps et en énergie (mais qui a ses avantages en terme de communication).
  • La plateforme prélève une commission qui est non négligeable.

4- Bailleur de fonds

En dehors des banques, toutes les entités en mesure d’investir dans votre entreprise sont des acteurs institutionnels ou des acteurs privés :

  • Les investisseurs institutionnels, dont les acteurs (et formes juridiques) sont variés :
    • Des fonds publics (comme BPI France / la Caisse des Dépôts et Consignations) ;
    • Ou privés (comme les SCR – Sociétés de capital risque-, les FCPR -Fonds Communs de Placements à Risque-, FCPI – Fonds Communs de Placement dans l’Innovation-, et bien d’autres…) qui vont prendre part au capital de votre société dans le but d’obtenir une plus-value le jour où ils s’en retireront.
  • Les Business Angels : Ce sont des personnes physiques qui souhaitent investir leurs fonds personnels dans des projets prometteurs. Vous les trouvez grâce aux réseaux dans lesquels ils se regroupent (France Angels, Paris Business Angels, Novaris, Investessor, etc.).

Les avantages

  • Ils peuvent vous sauver la mise si les banques ont douté de votre capacité à faire fortune et ne vous ont pas prêté.
  • L’apport en fonds propres peut avoir un effet de levier sur ces mêmes banques.
  • Comme beaucoup d’investisseurs sont rémunérés en fonction des revenus de l’entreprise, ils sont investis à 100% dans le succès de cette dernière. Ils vous apportent leur expérience et leur réseau.

Les inconvénients

  • Les investisseurs acquièrent un droit de contrôle sur la société.
  • Les Business Angels sont humains (trop humains ?) : ils peuvent tarder dans leurs décisions, se montrer trop ou pas assez présents…

 Tip : Un dossier soigné, qui démontre la rentabilité du projet, est tout aussi important que celui que l’on présente à une banque. Mais face aux investisseurs privés, l’aspect personnel est encore plus important, alors veillez à faire passer le courant.

Entrepreneurs, vous voilà à présent les pros du financement. Si un type de financement vous semble approprié à votre projet, n’hésitez pas à vous documenter de manière approfondie ; et si vous avez suivi à la lettre notre Guide Ultime pour Devenir Entrepreneur et Réussir, vous devriez être paré pour constituer un dossier en béton.

Un dernier conseil, armez-vous de patience (les financements et réponses de certaines instances peuvent prendre quelques mois), fignolez votre dossier, et préparez vos présentations orales « à fond » : soyez simple, exhaustif et percutant !

A propos de l'auteur

Alexis Favre

Passionné par le digital, je suis devenu chef de projet web spécialisé dans l'accompagnement des freelances. A ce titre, je rédige pour le blog afin d'aider les travailleurs indépendants à y voir plus clair sur des problématiques quotidiennes.

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