Pour beaucoup, travailler en freelance est synonyme d’autonomie, de liberté. Pourtant, la vie de travailleur indépendant n’est pas toujours rose. Cinq d’entre eux nous confient ce qu’ils trouvent le plus difficile dans leur statut.

 

La solitude

« Depuis que je travaille en freelance, je suis souvent très seule. Je n’ai personne avec qui partager mon déjeuner, mon café… Lorsque je n’ai pas de rendez-vous client, je passe généralement la journée entière sans aucune compagnie. » Colombe, Consultante en Ressources Humaines.

Une solution ? Si la solitude vous pèse, vous pouvez rejoindre un espace de coworking proche de chez vous, ou encore aller travailler quelques heures par jour dans un café. Un bon moyen de se sentir entouré et d’agrandir son réseau.

 

L’organisation

« Quand je travaille à la maison, la tentation de faire autre chose peut vite devenir grande. Ma seule contrainte est la date butoir à laquelle je dois rendre mes papiers. Il m’arrive de m’y prendre au dernier moment, et de travailler très tard à ce moment-là. » Sophie, Journaliste pigiste.

Une solution ? Utiliser un outil pour gérer votre temps et planifier vos tâches, tels que Wunderlist ou Any.do. Idéal pour prioriser vos missions en période de rush, ou pour conserver un rythme de travail en période creuse.

 

La précarité

« Si je ne ramène pas de clients, ou que je ne fais pas bien mon travail, je sais que je ne pourrai pas me payer à la fin du mois. Ça peut être une motivation, mais aussi un vecteur de pression… » Antoine, autoentrepreneur.

Une solution ? Anticiper les périodes de vaches maigres, en mettant toujours de côté de quoi subvenir à vos besoins entre deux missions. Et toujours vous ménager un peu de temps au cours d’une mission, pour prospecter de nouveaux clients. Si la précarité vous fait vraiment peur, pensez au portage salarial.

 

Bien se vendre

« J’ai eu un gros client quasiment dès que je me suis lancé à mon compte, grâce à un contact rencontré en stage. Mais après cette mission, il m’a fallu étendre mon réseau, vendre mon expertise. Et là, par où commencer ? Je suis un bon graphiste, mais je n’ai jamais vraiment appris à prospecter ni à pitcher. » Luc, graphiste en freelance.

Une solution ? En tant que freelance, on est expert dans son domaine… mais pas nécessairement un bon commercial. Pour y remédier, n’hésitez pas à potasser des livres de stratégie marketing dédiés aux consultants, à participer à des webinaires ou à suivre une session de formation. Dotez-vous également d’outils de prospection efficaces.

 

Les impayés

« Lorsque mon plus gros client a changé son mode de facturation, je suis restée impayée pendant 6 mois. Les grosses boîtes s’en fichent mais ça peut mettre les petits sur la paille ». Aude, coach en développement personnel.

Une solution ? Bien rédiger vos Conditions Générales de Vente, qui peuvent faciliter les procédures de recouvrement. Mais aussi ne pas avoir peur de relancer votre client régulièrement, voire de vous déplacer, pour exiger le paiement des sommes dues.

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