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Comment gérer sa trésorerie en étant freelance ?

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Pour économiser votre énergie, votre temps et votre argent, rien de mieux que l’anticipation et une organisation béton. C’est l’une des qualités primordiales du freelance. Toujours plus nombreux et plus perfectionnés, les outils numériques sont d’ailleurs de très bons alliés. En bref, pour optimiser votre trésorerie, il n’y a pas de petites économies !

L’anticipation, mère de toutes les vertus

Si vous êtes consultant porté, vous avez de la chance. En qualité de travailleur salarié, vous n’avez pas besoin de vous arracher les cheveux du côté de votre comptabilité. La paperasse et autres calculs des cotisations sociales reviennent à l’employeur, c’est-à-dire à la société de portage salarial qui fait tampon entre le freelance devenu salarié et l’entreprise cliente.

Autre bonne nouvelle, vous n’avez plus besoin de votre calculatrice pour estimer le coût de vos impôts, puisqu’ils sont eux aussi prélevés à la source à partir de 2019. Pour autant, ce n’est pas parce que vous avez un salaire mensuel fixe et le package cotisations et impôts inclus dedans qu’il ne faut rien prévoir.

Autrement, si vous êtes freelance dans un statut « plus classique », tout ce qui a été cité plus haut sera à votre charge, et vous demandera par conséquent une meilleur organisation, une meilleur gestion de  vos économies.

D’où l’importance d’optimiser la gestion de sa trésorerie, quelque soit le statut du freelanceScruter ses économies au jour le jour est crucial. En tête de liste des commandements du bon freelance économiste : penser à l’ensemble des dépenses dites incompressibles. Loyer, taxe d’habitation, factures de gaz, d’eau, d’électricité, éventuelles assurances et complémentaire santé, mais aussi abonnements variés, de la téléphonie portable à la salle de sport… Autant de dépenses à programmer. Si on manque de rigueur, il faut se contraindre à s’organiser.

Recourir à la technologie pour superviser ses économies

Tableurs, applications ou autres logiciels permettent l’automatisation de ces calculs potentiellement chronophages. Se bâtir un ou plusieurs tableaux de bord peut s’avérer très précieux pour suivre et compiler les dépenses quotidiennes, ainsi que planifier l’ensemble des entrées et sorties d’argent.

Un petit fichier Excel pour établir un échéancier n’a jamais tué son homme. Mais d’autres outils digitaux existent pour bétonner sa trésorerie. Mise au point en 2011 par la Banque de France, l’application gratuite Bankin’ assure une personnalisation du compte que l’on s’y crée grâce à de nombreux paramétrages : focus sur l’évolution de nos frais fixes (notamment le coût d’un logement), prédiction de nos soldes, automatisation de virements, création d’alertes en cas de découvert ou de transactions frauduleuses, etc.

Bankin’ n’est pas le seul acteur numérique sur ce créneau. Parmi ses concurrents, Linxo ou Budgea proposent eux aussi la gestion de nos comptes gratuitement. Autre agrégateur de données, Wallet regroupe toutes nos cartes (de crédit, de fidélité, de cinéma, etc.) sur notre smartphone pour centraliser nos paiements.

 

Pour gérer votre liberté, trésorisez !

Pour éviter les découverts autant que les déconvenues, il est vivement conseillé de déterminer son ‘reste à vivre’, c’est-à-dire l’argent qu’il nous reste après avoir soustrait nos charges de nos revenus. Cette planification du coût de notre vie nous apprend à épargner pour ne pas être démuni face à des dépenses qui n’auraient pas pu être planifiées. Un problème de santé, des réparations pour la voiture, ou la nécessité de carrément en changer sont autant de pépins qui peuvent mettre à mal la santé de notre porte-monnaie.

Une astuce pour épargner est la technique du 50/30/20 : 50% de votre salaire pour vos dépenses quotidiennes, 30% soumis à vos envies et aux plaisirs matériels et expérientiels de la famille, de Netflix au dernier escape game, et 20% pour vos économies. Une bonne astuce pour avoir une bonne trésorerie et ne pas tomber dans la précarité.

En effet, l’idéal est de se créer un petit matelas pécuniaire, d’avoir plusieurs mois d’avance (au moins 6 mois idéalement) dans vos finances. Être fourmi aide d’ailleurs à se faire cigale ponctuellement. Une envie de se faire plaisir avec une sortie ciné ou un restaurant, de s’accorder un voyage sous les tropiques ou un trek dans les neiges éternelles ? Pas de panique, vous pourrez compter sur le fonds de roulement que vous bâtissez mois après mois en épargnant.

Côté boulot, l’autre avantage du fait de provisionner ses liquidités est de prospecter l’esprit tranquille. Thésauriser est ainsi l’assurance de conserver une belle combativité… même en période d’accalmie professionnelle.

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